« Plus je connais les hommes, plus j’admire les chiens » Erik Satie

Chloé

29 septembre 2021

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« Plus je connais les hommes, plus j’admire les chiens » Erik Satie
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« Plus je connais les hommes, plus j’admire les chiens » Erik Satie

A chaque fois que je suis en formation pour former de nouveaux éducateurs canin, et que l’un de mes stagiaires me dit qu’il a choisi de faire ce métier car il préfère les animaux aux humains, j’ai systématiquement la même pensée en moi. Je me dis : « Espérons qu’il arrive à passer au dessus de cette idée ».

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Chloé Fesch et son chien Lisboa

Vous l’aurez compris, je ne suis pas d’accord avec cette idée de préférer les animaux aux Humains. 

J’ai plusieurs arguments pour vous expliquer cela, mais plutôt que de les énoncer, j’aimerais qu’on réfléchisse à ce qui pousse certaines personnes à penser ainsi.

« Plus je connais les hommes,plus j'admire les chiens » Erik Satie

J’ai essayé d’analyser cela, en me basant sur ma propre sensibilité et mon expérience. Je ne dis pas avoir raison ou tord, je ne suis pas en train d’essayer de vous prouver que ce que je dis est vrai. 

Je tente simplement de réfléchir et de comprendre pourquoi nous en arrivons à prétendre préférer nos chiens aux Humains et en quoi cela peut il être bloquant. 

Pour commencer, tout d’abord il se cache un sous-entendu évident à travers cette préférence qui est le fait de ne pas apprécier l’humain. 

Pourquoi n’aimerions nous pas les autres être Humain ? Nous faisons partie de cette espèce. Ne pas aimer les humains, ne reviendrait-il pas à ne pas s’aimer soi même ? Et allons plus loin, est-il possible d’aimer qui que ce soit (Humain ou Animaux) si nous ne nous aimons pas nous même ? 

Et finalement, le chien est une espèce domestiquée, qui vit avec l’Homme. Cette espèce n’existerait simplement pas sans la présence de l’Homme. 

On ne peut logiquement pas chercher à aider un chien si on ne prend pas en compte l’humain qui l’accompagne. Ne pas réussir à apprécier l’être humain, c’est s’empêcher d’aider les chiens qui les accompagnes. 

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Chloé Fesch et son chien Lisboa

Finalement rester dans le jugement à l’autre ne fonctionne pas. 

Alors je sais, nous vivons tous des moments compliqués avec les gens qui nous entourent. Certaines personnes font preuve de méchanceté, voir même de cruauté envers nous ou envers ceux que l’on aime (comme nos animaux). 

Cela peut nous amener à avoir des chemins de pensées, qui provoquent chez nous des émotions négatives. 

Et petit à petit, on devient de plus en plus sensible et finalement on peut terminer par ne plus supporter cet état, en se fermant, et en rejetant la faute sur toutes ces personnes qui nous ont déclenché cela en nous. 

Et pire, on peut généraliser cet apprentissage à un groupe, un type de personnes ou même à l’espace humaine tout entière. 

Est-ce la solution ? Je ne pense pas, sincèrement. Pourquoi ? Tout simplement car on se fait du mal en pensant ainsi et rejeter la faute sur l’autre, c’est être dépendant du changement d’autrui pour être bien soi-même. Tout cela me semble un pari risqué. 

De plus, plus nous pensons négativement, plus nous créons en nous un stress et une souffrance qui va en grandissant. 

La différence entre nous et nos chiens, est que le chien vit un stress quand quelque chose de concret se produit, alors que nous sommes capables, juste par la pensée, de vivre ce même stress. 

Nos chiens n’ont pas la capacité de concept, alors que nous sommes tout à fait capable de monter en stress dans notre lit, alors qu’aucun danger imminent n’est présent. Tout simplement car nos pensées peuvent produire ce stress et cette angoisse.

Mais ce que je veux vous dire, c’est que le stress entraine une réponse physiologique afin de réagir à une menace. 

Quand la menace est psychologique c’est bien plus complexe pour nous de l’évacuer. 

En réagissant au stress, l’organisme produit plusieurs hormones, dont le cortisol que l’on appelle vulgairement : l’hormone du stress. Il faut savoir que cette hormone est vitale pour nous, et logiquement nous devrions avoir un taux de cortical plus élevé le matin que le soir afin de réagir aux sollicitations de la journée. 

Autrement dit, le taux de cette hormone doit être variable, nous devons être capable de faire baisser ce niveau de cortisol. Le problème réside dans le fait que parfois nous sommes tellement dans l’émotion que nous parvenons pas à retrouver un équilibre et alors nous sommes pris dans un cercle vicieux. Sans temps de récupération, nous ne parviendrons pas à nous détendre pour nous réguler. 

Ce point est très intéressant selon moi. Pour nos chiens il indique que quand ils vivent un épisode stressant, nous devrions faire en sorte de laisser le taux de cortisol diminuer afin de ne pas entretenir l’épisode stressant. Si nous ne permettons pas de temps de récupération le stress devient alors chronique et cela est dangereux pour bien des aspects.  

Il en est de même pour nous. Apprendre à récupérer pour ne pas forcer notre organisme à entrer en « dé-pression » justement. 

Mais revenons à notre sujet de base. Dire ne pas aimer l’humain est selon moi une réponse à un mal-être intérieur, qui peut être causé par différentes raisons, mais qui traduit que la solution ne se trouve pas dans la volonté de changer autrui, mais commence par parvenir à se détendre soi même. 

En parvenant à faire cela, nous allons réussir à nous ouvrir aux autres. Autrement dit, pour moi, quelqu’un qui se place en rejet de l’autre le fait tout simplement car elle n’a plus la capacité d’accumuler plus de stress et de peine en elle. 

C’est un moment d’auto-défense. 

C’est une réponse instinctive. Et tant qu’elle restera bloquée dans ce mode, elle n’évoluera pas.

Je ne porte aucun jugement quand je dis cela car je suis, moi-même, un être humain, parfois stressé, très stressé même. C’est justement car j’expérimente cela que je peux le comprendre. 

C’est littéralement un travail quotidien, réellement efficace. 

Et finalement si notre but ultime est d’aider les animaux qui nous entourent, ne faudrait-il pas commencer par nous aider nous-même. 

Vous avez la possibilité de commenter cet article si vous le souhaitez, donc n’hésitez pas.

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