Mon chiot fait des bêtises ! Il très curieux, il n’hésite pas à explorer son environnement avec sa gueule et ses pattes. Mordillements, destruction, vol d’objets ou de nourriture, etc. Des solutions efficaces existent pour limiter ces comportements et aider votre chiot à bien grandir. Mais aussi et surtout pour lui enseigner des bonnes habitudes.

Règle n°1 : Sécuriser l’environnement du chiot par anticipation
Lorsqu’on accueille un chiot, on doit penser à lui aménager un espace adapté où il pourra avoir ses repères. On lui laisse un endroit dans une pièce de la maison avec un panier confortable, des jouets, une gamelle d’eau et de nourriture et de la mastication alimentaire (oreilles de lapin ou de cochon, sabot de veau, etc.).
Si l’on ne souhaite pas que le chiot ait accès à toutes les pièces de l’habitation, on ferme les portes ou on utilise des barrières. S’il ne prend pas l’habitude de pouvoir y accéder, plus tard lorsqu’il sera grand, il cherchera moins à y aller. Il sera aussi plus facile de lui enseigner à ne pas franchir une limite, car il sera plus mature pour pouvoir la comprendre.
Afin d’avoir un contrôle sur l’environnement du chiot, on évite aussi de laisser traîner des affaires telles que les chaussures, les objets précieux (téléphone ou télécommande), et les objets dangereux (médicaments, câbles électriques, produits ménagers, etc.). Durant la phase de croissance d’un chiot, toutes les potentielles tentations de faire des « bêtises » qui seront évitées pourront l’amener à ne pas prendre de mauvaises habitudes.
Un chiot qui n’a jamais l’occasion de détruire une paire de chaussures n’apprend pas à le faire. De plus, c’est juste une question de temps puisqu’à l’âge adulte, les chaussures pourront de nouveau traîner et le chien n’y sera guère attentif. Pensez également à sécuriser les poubelles et les endroits où il pourrait fouiller.

Mon chiot fait des bêtises ? Je l’anticipe !
Un chiot s’éduque par anticipation. Nous devons donc lui proposer des alternatives aux comportements qui pourraient être indésirables.
Par exemple, si vous ne souhaitez pas avoir un chiot qui montre des mordillements et des destructions, donnez lui des jouets et de l’alimentation à mâcher adaptés à son âge et à sa taille. Multipliez les objets variés pour lui offrir du choix et pour lui permettre d’avoir des préférences (Kong, corde, bois de cerf, tapis de léchage). Cela lui permettra de canaliser son énergie et son besoin de mastication et d’occupation.
Si le chiot vol un objet interdit, ne lui courez pas après. Cela pourrait renforcer le comportement, puisque vous êtes en train de lui faire penser que cet objet à une très grande valeur. Il est plutôt conseillé d’apprendre à troquer avec son chiot. Echangez l’objet contre une friandise ou un jouet qu’il aime bien.
Cette technique du troc lui permettra aussi d’apprendre à donner ou à lâcher ce qu’il a en gueule.
Règle n°2 : Éduquer le chiot avec patience et cohérence
Eduquer un chiot, c’est tout d’abord combler ses besoins, cela lui permet d’être équilibré, mais également d’être plus efficace dans ses apprentissages. Par exemple, prévoyez des sorties régulières pour qu’il puisse dépenser son énergie dehors. La longueur des sorties se fera en fonction des capacités et besoins de votre chiot. Quoi qu’il arrive, il convient toujours de s’adapter à lui et non de suivre des conseils qui sont généralisés.
Evitez d’autoriser au chiot des choses qu’il n’aura plus le droit de faire lorsqu’il sera adulte. C’est le cas quand il saute sur vous. Si vous acceptez qu’il le fasse bébé, il ne comprendra pas pourquoi il n’est plus autorisé à le faire à l’âge adulte. On peut prendre aussi l’exemple de l’autorisation de monter sur le canapé ou le lit. Toute la famille doit avoir les mêmes règles et la même dynamique, afin d’être le plus cohérent possible.

Mon chiot fait des bêtises ? Je renforce ses bons comportements !
Dans les principes éducatifs avec un chiot, on va tout d’abord renforcer les bons comportements. En le félicitant et le récompensant lorsqu’il adopte un comportement souhaité (montrer de l’attention envers vous, jouer avec son jouet au lieu de détruire, faire ses besoins dehors, rester calme, etc.). Encouragez-le au maximum pour lui donner envie de réitérer ces comportements. Vous pouvez utiliser des friandises, des jouets, des caresses ou une voix enjouée. La récompense doit plaire au chiot en priorité pour être efficace.
A l’inverse, lorsque le chiot montre un comportement que vous ne souhaitez pas, vous pouvez détourner son attention, l’ignorer ou lui apprendre un autre comportement. Par exemple, si le chiot s’excite très fortement, proposez lui une alternative pour qu’il puisse se défouler et/ou se calmer. Dans ce contexte, la mastication alimentaire est une excellente solution.
Ou encore par exemple, lorsque le chiot vous mordille. Détournez son attention en lui proposant un jouet à la place ou une mastication. De cette manière, vous lui apprenez ce qu’il est autorisé à faire tout en stoppant le mauvais comportement.
Si votre chiot fait des bêtises, évitez la punition physique ou verbale
En ce qui concerne les punitions physiques et verbales (les tapes ou le « non ferme »), elles ne sont pas favorables. En effet, les punitions contribuent au stress du chiot et fragilisent le lien que l’on peut construire avec lui. Un chiot a besoin de se construire dans un environnement sécurisant pour se développer dans de bonnes conditions et les punitions engendrent de l’insécurité.
De plus, si l’on choisit d’éduquer son chiot dans la coopération et non dans la crainte ou la peur, il sera préférable d’être attentif aux méthodes utilisées pour lui enseigner à avoir des bons comportements.
Dans un processus d’éducation d’un chiot, le plus important est sans doute la socialisation. C’est-à-dire de l’amener dans des environnements différents et variés pour l’habituer à ce qu’il sera amené à vivre durant toute sa vie.
Cependant, il faut éviter de l’immerger dans des lieux qui pourraient générer un trop grand stress au chiot. Donc, avant de penser à l’amener en plein milieu d’un marché bondé qui peut s’avérer hyper stimulant et anxiogène pour un chiot, commencez par lui montrer des lieux moins animés.
Pensez à vous adapter à votre chiot en augmentant les stimulations au fur et à mesure. Vérifiez également qu’il vit agréablement les situations que vous lui proposez.

Règle n°3 : combler tous les besoins du chiot
Dans les besoins d’un chiot, il existe les besoins primaires qui sont boire, manger, dormir et faire ses besoins. Un chiot doit pouvoir boire à volonté et manger plusieurs fois par jour. Dormir profondément et sans être dérangé. Sortir faire ses besoins très fréquemment (toutes les 2 heures et après chaque activité).
Ensuite, on peut parler du besoin d’activité physique et/ou mentale qui lui permettra de dépenser son énergie. Il s’agit souvent de partir en balade ou des parties de jeu, ou des jeux d’occupation (tapis de fouille, Kong, jouets distributeurs de friandises). L’apprentissage de tours (donne la patte, roule, etc.) fait partie des activités très fatigantes pour un chiot.
Un chiot qui peut suffisamment se dépenser aura moins tendance à montrer des comportements gênants.
Le besoin de sécurité pour un chiot qui fait des bêtises
Le besoin de sécurité est un des besoins fondamentaux du chien. Un chiot qui grandit dans l’insécurité aura davantage de difficultés dans les apprentissages, puisqu’il vivra en mode « survie ». La sécurité s’apporte en lui évitant un maximum de stress.
Il doit pouvoir se reposer et dormir dans un environnement où il se sent bien. Il en va de même lorsqu’il mange ou qu’il fait ses besoins, son comportement doit être le plus serein possible.
Le besoin social est fondamental pour un chiot puisqu’il fait partie des espèces dites « sociales ». Cela indique donc qu’il a besoin de côtoyer ses congénères et/ou les humains pour être équilibré.
Dès son plus jeune âge, il convient de lui offrir l’opportunité de prendre contact avec d’autres chiens, afin de savoir correspondre avec eux tout au long de sa vie. Le choix des chiens qui lui seront présentés est important. En effet, il faut s’assurer de lui faire vivre le plus possible des évènements positifs.
On évite donc les chiens qui pourraient lui faire peur et/ou qui sont trop brutes. On peut aussi favoriser de l’amener voir uniquement quelques chiens avec qui le courant passe bien. Il est préférable que ces interactions avec ses congénères soient davantage qualitatives que quantitatives.
Dans les besoins spécifiques, il peut s’agir du besoin de creuser, nager, renifler, mastiquer, etc. Chaque chien est différent. Il convient donc de s’adapter à eux et à leurs préférences. Si un de ses besoins est plus présent chez votre chiot, assurez-vous de lui offrir la possibilité de l’assouvir, vous rendrez davantage heureux et épanoui.
Mon chiot fait des bêtises, conclusion
En somme, limiter les bêtises de votre chiot relève moins de la répression que de l’anticipation et d’une éducation bienveillante. En sécurisant son environnement, en répondant à ses besoins fondamentaux et en faisant preuve de patience et de cohérence, vous construirez une relation de confiance et l’aiderez à développer de bonnes habitudes. Un chiot équilibré et heureux est un chiot qui apprend et grandit sereinement, transformant les défis de son jeune âge en opportunités de renforcement de votre lien.
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