Que faut-il savoir pour l’adoption d’un chiot ?

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Adopter un chien doit évidemment être un acte réfléchi puisque nous nous engageons pour les 12 années à venir. L’idéal étant de mettre toutes les chances de son côté. Pour que la vie avec lui démarre dans les meilleures conditions.

Avant l’adoption d’un chiot

On va tout d’abord réfléchir au choix de la race. Et se renseigner s’il correspond bien à notre mode vie et à notre caractère. Il ne s’agit pas de craquer uniquement sur l’aspect physique du chien. Celui-ci pourrait perde de son importance si on se rend compte que nous ne sommes pas fait pour vivre ensemble. En effet, certaines races sont plus difficiles à gérer. Que ce soit du point de vue de la dépense physique ou du caractère affirmé, par exemple. Ensuite, le choix de l’éleveur est un paramètre fondamental pour le futur comportement du chien. L’éleveur doit choisir les parents en fonction de leur caractère, mais également en fonction de leur santé. Il devra également avoir à cœur de familiariser et socialiser ses chiots pour les préparer au mieux à leur vie future.

Que faut-il savoir pour l’adoption d’un chiot ?

Que dit la loi pour la vente et l’adoption d’un chiot ?

Un chiot ne peut être vendu avant l’âge de 8 semaines. Lors de la vente, l’éleveur doit vous faire parvenir les documents suivants :

  • Une attestation de vente.
  • Un document d’information qui parlera des caractéristiques et des besoins du chien.
  • Une carte d’identification où sera inscrit le numéro de puce du chiot.
  • Un certificat vétérinaire qui attestera de la santé du chiot.
  • Un certificat de naissance, s’il s’agit d’un chien de race, donc LOF.
  • Un certificat d’engagement a signé 7 jours avant l’acquisition du chiot.
  • Le carnet de santé et les vaccinations ne sont pas obligatoires pour une vente. Evidemment, un éleveur consciencieux vendra ses chiots vaccinés.

Adoption d’un chiot : à savoir pour son arrivée

L’alimentation

L’éleveur vous aura fourni suffisamment d’aliment que le chiot a l’habitude d’avoir pour éviter un changement d’alimentation brutale. Ceci permet d’éviter des dérangements intestinaux type diarrhée. Vous pourrez par la suite changer sa nourriture de façon progressive. Comptez minimum 1 mois pour commencer une transition alimentaire avec un nouvel aliment.

Les odeurs

Pour que votre chiot ne se sente pas trop perdu du fait d’avoir quitté sa famille et son environnement, emportez chez vous l’odeur de l’élevage. Il peut s’agir d’un jouet ou d’une couverture que l’éleveur aura laissé dans le lieu de dodo des chiots plusieurs jours, afin qu’il s’imprègne bien de l’odeur du lieu. Ce doudou permettra de réconforter et d’apporter un sentiment de sécurité au chiot.

Le trajet jusqu’à la maison

Durant le trajet qui conduit votre chiot chez vous, la voiture peut le rendre malade (bave, vomissement, etc.). Il s’avère donc utile d’apporter avec soi de l’essuie-tout, un sac plastique et des linges pour éviter un désastre. Il est préférable que le chiot soit surveillé par une personne autre que le conducteur. Cela permet de le rassurer ou de s’occuper de lui, si besoin. Placez le près de vous sur les genoux ou sur les sièges arrière. Le coffre est à éviter avec un chiot très jeune. Car l’isolement, le bruit, les nouvelles odeurs peuvent le faire paniquer. Il a besoin de sentir la présence de son nouveau référent pour être rassuré.

L’arrivée à la maison

Anticiper l’arrivée du chiot en rangeant vos affaires qu’il risque de mordiller, comme les chaussures par exemple. Fermez également les portes des pièces où vous ne souhaitez pas qu’il y accède. Plus tard, il sera possible de lui apprendre à ne pas rentrer dans ces pièces, même si la porte est ouverte. La maison doit être sécurisée, ne laissez aucun produit nocif traîner (produits ménagers, médicaments, etc.). Préparez lui son lieu de dodo avec son coussin, ses jouets et l’objet avec l’odeur imprégnée de l’élevage. Montrez lui également l’emplacement de la gamelle d’eau et de la gamelle de nourriture. Ensuite, laissez le explorer son environnement à son rythme et sans trop interagir avec lui, sauf s’il le demande. Toutefois, gardez un œil sur lui à distance pour regarder ce qu’il fait.

Quand peut-on commencer à lui apprendre les règles de vie de la maison ?

Les premiers jours à la maison pour le chiot, vont être rythmés par la découverte de son environnement, des nouvelles habitudes de ses nouveaux maîtres, et de l’apprentissage de la propreté et du rappel, si besoin. Un des premiers points fondamentaux avec un chiot, est de créer un lien avec lui pour devenir son repère et sa sécurité. Pour un bon développement et pour lui offrir toutes les chances possibles de devenir un adulte bien dans ses pattes, le chiot a besoin de se sentir protégé et aimé. De plus, il est encore dans sa phase d’attachement secondaire, il aura donc sûrement besoin d’être près de vous au maximum. Quelques jours de vacances sont donc à prévoir lors de l’arrivée d’un chiot, ceci permettra de commencer l’apprentissage de la solitude avant de devoir retourner au travail.

La solitude est un réel apprentissage pour les chiens, car il n’est pas naturel pour eux d’être seul. En effet, les chiens qui vivent en liberté sont toujours en groupe, jamais seul, c’est pourquoi, de nombreux chiens souffrent d’anxiété de séparation. La solitude fait donc partie des apprentissages les plus essentiels. A l’arrivée du chiot, il est souhaitable de dormir avec lui, la ou les premières nuits pour lui apporter l’assurance dont il a besoin. Dans le développement, un chiot qui se sent en sécurité aura moins de chance de présenter un trouble du comportement plus tard.

Adoption d’un chiot : comment réagir si le chiot fait une bêtise ?

Tout d’abord, la notion de bêtise n’existe pas pour un chien, il réagit seulement dans l’instant T, en fonction de ses besoins et envies. Voici quelques exemples de comportement souvent rencontrés avec un chiot et qui peuvent poser problème au maître.

La malpropreté

La malpropreté avec un chiot n’est pas une bêtise puisqu’il n’a pas encore appris à faire ses besoins dehors et qu’il ne peut pas encore se retenir physiologiquement. Un chiot qui attend systématiquement de rentrer pour faire ses besoins est un chiot qui peut se sentir mal à l’aise en extérieur, ou les sorties sont trop riches pour lui en stimulation. De ce fait, il peut oublier de se soulager dehors ou préférer le faire dans un endroit plus sécurisé. La propreté s’acquiert par anticipation, on sort le chiot le plus souvent possible et on le félicite lorsqu’il fait une bonne action (ex : pipi dans l’herbe). S’il fait ses besoins en intérieur, on ignore et la prochaine fois, on anticipera davantage ou on patiente jusqu’à ce qu’il se sente suffisamment à l’aise dehors pour faire ses besoins.

Les mordillements

Un chiot de 2 mois ne sait pas encore gérer ses mâchoires, il va l’apprendre jusqu’à ses 4 mois environ. Sa mère et sa fratrie auront déjà débuté cet apprentissage, c’est à vous de la poursuivre. Bien souvent, un chiot adopté vers 3 mois aura acquis sa morsure inhibée et il saura la gérer. Le mordillement est donc un comportement normal, vous devez informer votre chiot quand il vous fait mal, en lui disant « aie », vous pouvez aussi détourner son attention avec un jouet, ou encore, lui donner une mastication pour qu’il puisse se défouler et s’apaiser. Dans l’idéal, le chiot continuera à apprendre la morsure inhibée avec des congénères, qu’il devra côtoyer régulièrement.

La destruction

Un chiot peut détruire pour plusieurs raisons, il faut donc se poser la question du pourquoi il le fait ; s’agit-il d’ennui, de frustration ou d’un mal de dents. En effet, un chiot change de dentition jusqu’à ses 7 mois, ses gencives pouvant donc être plus sensibles, il peut avoir besoin de mastiquer ses jouets ou des aliments de mastication (oreille de lapin, cochon ou bœuf, patte de poulet, sabot de veau, etc.). Il aura moins tendance à détruire si ses besoins de dépense physique et masticatoire sont comblés.

L’excitation

Les chiots peuvent avoir des difficultés à gérer leur excitation, il faut donc les accompagner pour les aider à y arriver. On peut combler leur besoin de dépense en allant les promener, leur offrir une mastication longue pour les aider à se calmer, ou encore leur proposer un jeu de recherche qui a la faculté d’apaiser le chiot tout le fatigant. Par exemple, utiliser sa ration alimentaire pour la cacher à différents endroits de la maison ou du jardin. Les cachettes seront faciles au départ et on augmentera la difficulté au fur et à mesure. Ces méthodes peuvent être utilisées dans les moments où le chiot commence à s’exciter.

Conclusion sur l’adoption d’un chiot en 2024

Pour approfondir la connaissance de la psychologie canine et mieux comprendre votre chiot, apprenez les signaux d’apaisement grâce au livre de Turid Rugaas et décryptez les mimiques faciales et corporelles du chien. Faites preuve d’empathie en vous mettant à la place de votre chiot pour comprendre ce qu’il peut ressentir. Et n’hésitez pas à vous remettre en question, car vivre avec un chien nous incite souvent à le faire.

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