Dossier : Qu’est ce que l’éducation positive ? Éduquer son chien

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Qu’est ce que l’éducation positive, quels sont les outils pour éduquer un chien de façon positive, mais aussi quelles sont les limites de cette méthode éducative ? Autant de questions qui trouvent leur réponse ici !

Éduquer son chien est important, mais il est parfois difficile de trouver la méthode efficace, respectueuse de votre chien et en accord avec vous ! Depuis quelques années maintenant de nouvelles façons d’éduquer son chien voient le jour et de façon générale notre vision du chien évolue et notre sensibilité aussi. Alors pour vous permettre de comprendre au mieux ce qu’est l’éducation positive, ou du moins quelle est ma vision de l’éducation positive, voici mes réponses aux questions les plus courantes sur ce sujet passionnant !

L’une des grandes difficultés dans l’exercice du métier d’éducateur canin, c’est que chaque professionnel a une vision du chien qui lui est propre. De ce fait, il est parfois difficile de s’y retrouver quand on peut lire sur un même sujet tout et son contraire. En réalité, nous comprenons tous le chien avec nos propres filtres. Ainsi donc notre sensibilité et notre affect nous “empêchent” d’être complètement objectif sur le fonctionnement du chien et ses états émotionnels. Il est important de comprendre ce point avant de lire la suite de ce dossier, car ma vision du chien que je vais vous exposer ici est en lien direct avec mon parcours et mes expériences. J’ai beaucoup évolué au fil des années et j’ai bien entendu affiné ma compréhension du chien en lien direct avec la compréhension et la connaissance que j’ai de moi même.

Qu’est ce que l’éducation positive ?

L’éducation positive qu’est ce que c’est ?

L’éducation positive, même s’il est très réducteur de la définir ainsi, est une approche éducative qui va mettre l’accent sur la motivation du chien afin de garantir le bon état émotionnel du chien dans son processus d’apprentissage.

En effet, pour bien comprendre ce point il est toujours intéressant de le ramener à soi. Si je souhaite apprendre à un enfant, par exemple, une règle de vie élémentaire, comme bien regarder de chaque côtés de la route avant de traverser, je vais avoir deux options :

Soit j’anticipe l’erreur de cet enfant et je lui explique avant de traverser comment se comporter afin de se sécuriser et une fois l’action réalisée je le félicite de son bon comportement.

Soit j’attends qu’il manque de se faire renverser pour lui faire comprendre comment se comporter.

Dans le premier cas, je vais devoir être attentive et bien entendu répéter cet apprentissage à chaque fois que la situation se présentera afin de garantir un enseignement solide, l’enfant sera alors dans un état émotionnel serein et il sera surtout heureux d’avoir eu le bon comportement.

Dans le second cas, la mauvaise expérience, stressante, voire traumatisante, que l’enfant aura vécu lui aura surement fait apprendre instantanément la possibilité d’un danger et donc le comportement à avoir dans cette situation, mais son niveau de stress sera élevé et si cet individu est de nature sensible, il est possible que ce stress se représente à chaque fois qu’une situation similaire de se présentera à lui.

En résumé, dans le premier cas je vais mettre l’accent sur la motivation de l’enfant à réaliser la bonne action et ce pour les bonnes raisons, et dans le second cas je mettrai l’accent sur le comportement à proscrire pour éviter un inconfort ou un danger. En revanche, dans les deux cas l’apprentissage final sera le même et l’apprentissage par conséquence négative sera plus rapide à mettre en place. La différence se situera toutefois sur l’état émotionnel de l’individu en train d’apprendre et sur la qualité de la relation entre “l’éducateur” et “l’élève”.

Ainsi donc, l’apprentissage par renforcement négatif est plus rapide comme nous l’avons vu et cela est très logique, mais à quel prix ? En effet, le stress existe pour une bonne raison, que ce soit pour nous les Humains ou pour les animaux. Le stress permet de garantir notre survi. Si nous étions complètement dépourvu de cet état émotionnel nous nous mettrions en danger constamment et il est fortement probable que notre espèce n’aurait tout simplement pas survécu. Le stress permet donc de nous mettre dans un état de réactivité et cette émotion est si forte et désagréable qu’elle nous incite à ne plus nous mettre dans le même type de situation afin de nous protéger. C’est donc pour ces raisons qu’une situation entrainant un stress nous marquera et nous aurons donc tendance à ne pas l’oublier facilement.

Pour nos amis les chiens, le fonctionnement décrit plus haut est strictement identique. La différence majeur réside dans le fait que le chien n’est pas capable de conceptualiser une idée et ainsi il ne peut pas comprendre une explication verbale, en somme il ne peut pas comprendre une idée abstraite (c’est à dire quelque chose qu’il n’a pas vécu). Pour apprendre, il devra en faire l’expérience concrète et son apprentissage sera en lien avec l’instant présent. Nous ne pouvons donc pas lui expliquer quel comportement avoir, nous devons lui “faire faire” pour qu’il comprenne et apprenne.

En résumé, apprendre à un chien peut se faire soit par le biais d’une approche dite positive, je vais donc insister sur l’anticipation et la félicitation du chien quand il aura eu le bon comportement, soit par le biais d’une approche plus “négative” ou une conséquence désagréable pour le chien sera présente sil le mauvais comportement est présenté. Dans le premier car je mets l’accent sur la motivation du chien à exécuter le bon comportement, dans le second cas je mets l’accent sur la volonté d’évitement du chien à ne pas avoir ce comportement.

Donc pour en revenir à la question de base qui était qu’est ce que l’éducation positive : Et bien l’éducation positive est une approche qui va prendre en compte l’état émotionnel du chien quand il apprend et qui insiste sur sa motivation à réaliser une action.

>>> En savoir plus : Les clichés de l’éducation positive 

La méthode traditionnelle en opposition à la méthode positive ?

Nous l’avons vu plus haut, pour apprendre à mon chien un comportement, je peux soit le motiver à réaliser une action, soit lui apprendre à éviter un comportement pour éviter un désagrément. Et toutes les techniques d’éducation existantes résument à se situer plus ou moins dans l’un de ces deux procédés. C’est pourquoi il est important de comprendre que tout est une question de (bon) dosage et d’adaptabilité constante et permanente.

Sans dire que la méthode traditionnelle vient en opposition à la méthode positive, je dirais que c’est une approche différente, et qui, parfois, se base sur une vision du chien plutôt obsolète, et je vous expliquerai pour quelles raisons dans le point suivant.

Par ailleurs, l’éducation traditionnelle, pour généraliser, est souvent basée des concepts d’évitements et de contraintes (souvenez-vous de l’exemple du passage piétons) alors que la méthode positive va davantage mettre l’accent sur la coopération entre un maître et son chien.

La méthode traditionnelle, qu’est ce c’est :

La méthode traditionnelle se base souvent une vision du chien controversée, à savoir le chien “chef de meute”. Selon cette approche, le chien est un animal descendant du Loup, vivant en groupe, s’organisant en hiérarchie établie et géré par un dominant / chef de meute. Cette approche met en avant une relation dominant / soumis du chien avec son groupe qu’il soit canin ou humain. Ainsi, pour les éducateurs prônant cette vision du chien, beaucoup de comportements gênants sont causés et s’expliquent par le fait que le chien se considère comme le dominant de son groupe et cela lui confère ainsi certaines libertés, comme sauter sur les gens pour les accueillir de façon à montrer qu’il est le gestionnaire de son groupe, voler à table afin d’indiquer qu’il est en possession de la ressource nourriture, etc.

Le principal reproche de cette méthode repose sur deux points : Tout d’abord, aucune étude ne valide le principe d’une hiérarchie existante entre l’Humain et le Chien. De plus, se reposer sur cette théorie d’une hiérarchie interspécifique (entre deux espèces) incite à comprendre le chien à travers une dualité avec son maître, ce qui a pour conséquence direct la validation de techniques éducatives parfois violentes et stressantes pour l’animal (soumission, plaquage au sol, étranglement, etc.)

En résumé, la méthode traditionnelle, considérant le chien comme un animal à soumettre, est parfois assimilée à une méthode ancienne qui n’a pas plus lieu d’être aujourd’hui. En effet, penser que le chien fonctionne selon un modèle hiérarchique amène à trouver des techniques en accord avec cette vision. Pourtant en éducation canine, il y a une règle importante qui est de faire les bonnes actions pour les bonnes raisons ! Je ne dis pas que toutes les techniques éducatives de ces éducateurs canins sont fondamentalement mauvaises, mais elles sont toutes basées sur une vision erronée du chien et de son fonctionnement et donc potentiellement inadaptées.

>>> A lire aussi : Les colliers de dressage : une utilisation illégale ?

La méthode positive : une éducation sans contraintes ?

Tout comme il y a de nombreux préjugés sur l’éducation traditionnelle (fondés ou non), l’éducation positive n’est pas non plus épargnée par une montagne d’idées reçues à son sujet.

Et il s’avère que l’idée que l’éducation positive sous entende aucune contrainte fait partie des idées reçues les plus ancrées.

Chez Nature de Chien, on considère que, quelque soit la méthode utilisée, il est indispensable d’imposer un certain cadre au chien, dès son arrivée dans sa famille d’adoption. Et imposer un cadre ne veut pas dire soumettre le chien, ni le contraindre.

Au contraire, imposer un cadre et fixer des limites dès le début permet de sécuriser le chien, et surtout lui faire comprendre qu’en tant que maître, nous sommes là pour le guider et l’accompagner vers ce qui sera bon pour lui et pour sa bonne intégration dans son groupe social, à savoir vous et votre famille.

On ne parle ainsi donc aucunement de dominant / dominé mais plutôt de deux individus (maître et chien), respectant certaines règles de vie afin de trouver un équilibre harmonieux dans leur relation.

Et cela ne sous entendu absolument pas qu’il n’y ait aucune limite, au contraire. Les limites seront d’ailleurs mises en place avant même que le problème ne surgisse afin de prévenir et anticiper les mauvais comportements plutôt que de les pointer du doigt.

Je vous donne un exemple très concret pour que vous puissiez comprendre l’importance de poser un cadre :

Mon chien vole de la nourriture, si je respecte l’idée reçue de l’éducation positive et que je ne pose aucune limite à mon chien, cela signifie que je le laisse faire, le regarde faire, et que dès qu’il s’arrête je le récompense. C’est insensé n’est-ce pas ? Et bien c’est pourtant ce que beaucoup de personnes “anti éducation positive” pensent, et c’est bien dommage.

Pour régler ce problème de vol de nourriture par exemple, on mettra alors en place des règles de vie à la maison, on gérera l’espace du chien et on l’invitera à se rendre au panier lorsque les maîtres seront à table, on instaurera des ordres de renoncement, d’interdit et de retour au calme, etc.

L’idée sera donc, non pas de ne jamais contraindre, mais de toujours faire en sorte de prévenir les mauvaises comportements et les mauvaises habitudes afin que le chien apprenne un autre schéma d’action, sans passer par de la violence, de l’humiliation ou de la soumission.

Quels outils pour l’éducation positive ?

  • Les récompenses :

L’éducation positive est très souvent associée à la friandise et c’est d’ailleurs l’une des principales critiques de cette approche. En réalité, la friandise est un outil à utiliser avec intelligence, tout comme le jouet ou encore la caresse, etc. Les récompenses pour éduquer son chien positivement sont à adapter au chien et à l’exercice que l’on souhaite mettre en place. En réalité, dès l’instant où un chien accède à quelque chose qu’il souhaite, il est félicité !

Exemple : Si votre chien aboie pour rentrer dans la maison et que vous le faites rentrer, l’action d’aboyer est alors valorisée et sera entretenue par la suite car vous venez ici de récompenser votre chien d’avoir aboyé. Alors, bien évidemment, si c’est ce que vous vouliez mettre en place, très bien. Mais si l’aboiement n’est pas un comportement que vous souhaitez que votre chien réitère, il faudra davantage accentuer la récompense sur un retour au calme : votre chien s’assoit devant la porte, il peut rentrer.

Vous l’aurez compris récompenser son chien, c’est le motiver à recommencer un comportement que l’on souhaite qu’il réitère. Il faut être vigilant au bon timing des récompenses ainsi qu’à leurs cohérences. De plus, les récompenses doivent être suffisamment « spéciales » pour qu’elles gardent une certaine valeur pour votre chien. Ainsi, les récompenses ne doivent pas être gratuites car elles perdraient en efficacité.

Voici les différentes récompenses possibles car, non, la friandise n’est pas la seule solution lorsque l’on souhaite éduquer positivement son chien :

  • La récompense « voix » : qui permet une interaction directe et spontanée avec votre animal. Néanmoins, il est important de savoir jouer avec différentes intonations pour que le chien comprenne bien la nuance entre un « c’est bien » et un « non » par exemple. Si la récompense verbale est neutre, le chien n’aura aucune envie de réitérer le comportement qui lui a permis d’obtenir cette intonation de votre part. Il faut, au contraire, exagérer les aigus (désolée messieurs).
  • La récompense « jeu » : qui est souvent compliquée à mettre en place pendant un exercice d’éducation par exemple car cela viendra déconcentrer le chien. On préférera utiliser cette récompense en fin d’exercice pour bien défouler le chien après une séance.
  • La récompense « caresse » : qui est peut être la plus utilisée, mais parfois la plus « risquée ». En effet, certains chiens ne sont tout simplement pas tactiles et n’apprécient guère les papouilles intrusives. Avant de caresser un chien, il faut lui demander (paume tendue vers le chien) et c’est seulement si le chien vient renifler votre main et reste près de vous que vous pourrez le caresser en privilégiant toujours une caresse sur le côté ou au niveau du cou du chien (surtout pas sur la tête).
  • La récompense « friandise » (la fameuse) : qui est souvent très appréciée par beaucoup de chien, notamment les “bidons sur pattes”. Il faut néanmoins être raisonnable et ne pas « gaver » son chien. Utilisez des produits de qualité et éventuellement régulez avec la ration journalière de votre toutou.

Le problème des friandises reste le timing, car souvent, le temps de sortir la friandise de la pochette et de la donner, il s’est passé quelques secondes pour nous, mais mille ans pour votre toutou. Veillez donc à anticiper ou à utiliser un marqueur (comme le clicker) pour bien renforcer le bon comportement.

La récompense « d’obtenir » : nous l’évoquions plus haut, le simple fait d’obtenir ce qu’ils veulent est perçu comme une récompense pour les chiens. Néanmoins, il sera très important, en tant que maître, d’être à l’initiative.

>>> A lire aussi : L’éducation positive sans friandise : c’est possible !

  • Le clicker :

Je l’évoquais un peu plus haut, le clicker permet une grande précision dans le renforcement et la validation des comportements. Voici les bases à respecter pour débuter l’apprentissage par le biais du clicker :

La méthode du clicker training fut fondée et démocratisée par Karen Pryor, une spécialiste américaine en psychologie comportementale et biologique des mammifères marins. Elle déclinera ensuite ces recherches et observations auprès des animaux de compagnie.

Voici les 10 points essentiels à retenir pour commencer la méthode du clicker training :

1- Le clicker est un boîtier en plastique avec une languette métallique à l’intérieur. Lorsque l’on appuie dessus, cela émet un son. Ce son est neutre, précis et toujours identique, à la différence d’une récompense verbale par exemple.

2- Pourquoi adopter la méthode du clicker training ?

  • Cette méthode permet d’établir une communication avec son chien
  • C’est une méthode positive basée sur la motivation de votre animal
  • Le clicker training permet de valider et renforcer de manière positive un comportement
  • C’est une activité qui, en plus de renforcer l’obéissance de votre animal, vous permettra de le dépenser intellectuellement

3- Le « Click » est seulement un renforçateur secondaire, il doit donc être systématiquement associé à un renforçateur primaire. Souvent, c’est la friandise qui est utilisée : « Click » = friandise !

4- Le comportement que vous « clickez » est le comportement que vous souhaitez que votre chien reproduise. Attention au timing ! Si vous clickez trop tôt ou trop tard, cela amènera une confusion dans la tête de votre chien.

5- Il existe 3 techniques pour réaliser la méthode du clicker training :

  • La technique du leurre : on accompagne le chien avec une friandise pour qu’il adopte un comportement (par exemple : le couché)
  • La technique de la capture : onclick une attitude que le chien adopte naturellement(par exemple : se secouer, éternuer, aboyer, etc.)
  • La technique du façonnage : on viendra fractionner un exercice en plusieurs étapes et clicker à chacune des étapes franchies pour arriver au but final (par exemple : le « touche », d’abord on click le fait que le chien regarde l’objet, puis le fait qu’il s’avance, puis le fait qu’il le touche)

6- Les séances de clicker doivent être courtes (maximum 10 minutes) et répétées régulièrement.

7- On ignore les mauvais comportements et on valide (click) et renforce les bons. La seule punition sera d’ignorer.

8- On parlera très peu (voire pas) à son chien, la seule interaction possible sera faite via le clicker.

9- Il faut être patient et mettre son chien en situation de réussite. Si le chien ne comprend pas, on change d’exercice ou de technique.

10- Pour débuter, il faut « amorcer au clicker » votre animal. Pour ce faire : « Click » = friandise plusieurs fois de suite pour créer un conditionnement positif.

>>> A lire aussi : Clicker et Obé rythmée

Les limites de l’éducation positive ?

Selon moi les éventuels défauts de l’éducation positive ne viennent pas de la méthode en elle même mais de ce que l’éducateur en fera.

En effet, beaucoup (trop) d’éducateurs canin prônant l’utilisation de la méthode positive sont dans un extrême parfois dangereux. Ne souhaitant mettre aucune limite à leur chien et ne comprenant rien aux principes d’apprentissages canins et de récompenses, ils ont parfois des difficultés à obtenir des résultats.

L’éducation positive ne veut pas dire “éducation permissive” et votre chien à besoin d’avoir des limites et des interdits, c’est essentiel à la vie en groupe. Nous l’évoquions précédemment.

L’important n’est donc pas de savoir si le maître doit (parfois) se montrer ferme et intransigeant, l’important est de savoir comment imposer ses limites et comment les enseigner au chien. De plus, il ne faut pas confondre fermeté et brutalité. Dans toutes formes d’éducation, l’assurance, la confiance et parfois la fermeté de l’enseignant doivent être des notions mises en place, cela devra bien entendu être la encore adapté au cas par cas.

Disons donc que l’un des “défauts” de l’éducation positive est la tendance à tomber dans un extrême de “no limit” et de ne jamais poser de cadre à son chien de crainte de le stresser. Les limites vont, au contraire, stabiliser et rassurer le chien qui, au même titre qu’un enfant par exemple, a besoin de support et d’un cadre pour être serein.

De plus, l’éducation d’un chien diffère en fonction de beaucoup de facteurs, comme la race, l’âge, l’attitude du maître, le tempérament du chien, son vécu, etc. C’est pourquoi il n’existe pas de méthode unique et applicable systématiquement. Il faut donc avant tout comprendre le chien dans sa “vraie nature” et savoir s’adapter.

Ainsi plutôt que de parler de méthode positive, possiblement réductrice, je préfère parler d’approche éducative, reposant sur le fait de comprendre le chien de la façon la plus véritable qu’il soit et de savoir utiliser une multitude d’outils, de méthodes et de techniques afin de s’adapter au mieux au chien présent et au comportement à apprendre ou à modifier.

L’éducation positive, cela fonctionne sur tous les chiens ?

Oui, évidemment, car l’éducation positive repose sur un principe d’apprentissage universel à tous les chiens à savoir qu’un comportement récompensé sera valorisé et donc réitéré.

En revanche, oublier de poser des limites et un cadre, ne pas apprendre au chien des règles d’inhibition afin de lui apprendre à se calmer et donc être dans un extrême permissif de l’éducation positive fera que beaucoup de chiens ne seront pas réceptifs à cette méthode si elle est mise en place de la sorte.

L’éducation positive : ce qu’il faut retenir !

  • L’éducation positive n’est pas une éducation basée sur la permission absolue et la liberté totale du chien
  • L’éducation positive se traduit par le renforcement des bons comportements et le fait de dévier les mauvais comportements pour permettre au chien de changer de schéma d’action sans contraintes ni violence
  • L’éducation positive n’est pas une méthode unique à appliquer à tous les chiens, elle traduit davantage l’adaptabilité du maître ou de l’éducateur pour faire en sorte d’être dans une démarche de réussite avec le chien
  • L’éducation positive n’est pas nécessairement synonyme de friandises, d’autres type de récompenses existent et pourront tout à fait permettre la motivation du chien au même titre qu’une friandise

Article rédigé par :

Chloé Fesch

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