L’adoption réussie d’un chien en refuge

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Avec, en moyenne, 100 000 abandons de chiens et de chats par an, la France détient un triste record en Europe. Même si le nombre d’adoptions augmente chaque année, celui des abandons ne cesse également de croître et les refuges peinent à désemplir.

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Souvent, l’adoption en refuge se heurte à des idées reçues auxquelles il faut tordre le cou tout de suite :

  • Les chiens vivant dans les refuges ne sont pas tous des animaux qui ont été maltraités. Certains sont arrivés suite au décès de leur maître, d’autres du fait d’une séparation ou d’un déménagement.
  • Il n’y a pas, non plus, que des chiens âgés. De la même façon qu’il n’y a pas d’âge pour l’abandon, il n’y a pas d’âge pour l’adoption. Certains propriétaires se retrouvent débordés par des portées incontrôlées ou ne trouvent pas acquéreur pour leurs chiots.
  • Les animaux de refuge ne passent pas leur temps en cage. Ils sont promenés régulièrement. Le personnel et les bénévoles veillent à leur bien-être et à leur socialisation car un chien équilibré a plus de chance d’être adopté.

Aussi, avant d’être des chiens de refuge, ce sont des animaux riches de leur expérience, bonne ou mauvaise. Dans la grande majorité des cas, ce ne sont pas des chiens à problèmes. Ils sauront être des compagnons fidèles et aimants et se montrer à la hauteur de vos attentes.

Il faut néanmoins garder à l’esprit, comme le rappelle régulièrement Natacha Harry, la présidente de la SPA, qu’une adoption doit être un acte réfléchi et durable. Les lignes qui suivent sont destinées à vous aider à faire que cette rencontre soit la plus belle possible.

Avant l’adoption

La décision d’adopter ne doit pas être prise sur un coup de tête. Il est nécessaire de prendre en compte tout ce qu’implique l’arrivée d’un nouveau compagnon dans votre foyer. Il faudra prévoir le budget pour la nourriture et les frais de vétérinaire (en moyenne 1500€/an), s’organiser pour les vacances, être disponible pour les sorties quotidiennes, prévoir un espace de vie (le panier) pour votre chien…

Aussi, il est important de réfléchir au chien le plus adapté à votre mode de vie et à ses contraintes, à votre habitation (superficie, jardin…), à la composition de votre famille (enfants, séniors…). En vous posant ces questions, vous déterminerez s’il est plus judicieux de choisir un chien de petite ou de grande taille, un chiot ou un chien plus âgé, un dynamique ou un « pépère »…

Dans tous les cas, la décision d’adopter doit être prise en concertation avec tous les membres de la famille et les enfants peuvent être sensibilisés aux règles à observer lors de l’arrivée de leur nouveau compagnon.

Le choix du chien

Le jour J est arrivé et, avec lui, l’heure du choix de votre chien. Vous êtes sur le point de vous engager pour plusieurs années alors le mot d’ordre est simple : prenez votre temps !

Parcourez tranquillement les allées et observez le comportement des chiens dans leurs box. Les personnes travaillant au refuge sauront vous renseigner sur leurs pensionnaires. N’hésitez pas à poser toutes les questions qui vous aideront à mieux connaître votre futur compagnon. Ainsi, vous pourrez les questionner sur le comportement des chiens vis-à-vis du personnel, de leurs congénères et, éventuellement des chats. Vous pourrez aussi demander s’ils sont en possession d’éléments sur leur passé (maltraitance, antécédents médicaux, causes de l’abandon…).

Si vous n’avez pas le coup de cœur cette fois-ci, repassez car chaque semaine de nouveaux chiens arrivent dans les refuges et vous finirez forcément par trouver celui qui sera le vôtre.

Enfin, lorsque votre choix se précisera, emmenez le chien en promenade pour avoir une première approche et profitez de ce moment pour déterminer s’il a des notions d’obéissance (« assis », « au pied »…), s’il tire en laisse, s’il reconnaît son nom…

Pour bien démarrer

De retour à votre domicile avec votre chien, c’est une période d’adaptation qui commence, pour lui comme pour vous. Il arrive avec son histoire et, peut-être, plusieurs mois en refuge derrière lui. Même si les chiens ont une faculté certaine à prendre leurs nouvelles marques, c’est un élément à prendre en compte pour un bon départ. Il est indispensable de fixer les règles de vie et de les lui faire comprendre.

Il faudra, sans attendre, lui montrer sa place (son panier) et l’emplacement de ses gamelles. Ainsi, au sein votre habitation, il aura aussi son « chez lui ».

Dès le départ, il sera aussi nécessaire de fixer les interdits (l’accès à certaines pièces, se servir de la nourriture sur la table, jouer avec les chaussons…) et de les lui indiquer d’un « Non ! » ferme.

Vous devrez aussi mettre en place quelques règles d’obéissance (assis, marche aux pieds, rappel…) si elles ne sont pas déjà acquises.

Enfin, votre chien, à sa sortie du refuge, aura un carnet de santé, sera vacciné, stérilisé et tatoué (ou pucé). Si elle n’a rien d’impératif, je vous recommande une visite chez votre vétérinaire afin d’effectuer un bilan de santé qui vous assurera de partir sur de bonnes bases et vous permettra d’avoir l’esprit tranquille.

En conclusion

L’adoption en refuge est le départ d’une belle et d’une longue aventure. C’est aussi donner sa chance à un chien qui ne l’a pas eu jusque-là. Les conseils qui précèdent sont quelques clefs pour que ce ne soit pas un rendez-vous manqué.

A chacune des étapes détaillées plus haut, il est possible de vous faire assister par un éducateur-comportementaliste canin (voir notre liste par région) qui saura vous aider à préparer l’adoption, à choisir votre chien et à mettre en place les règles de vie et d’obéissance nécessaires à une relation harmonieuse avec votre nouveau compagnon.

Fabrice RoufinoMaître et Chien

2 thoughts on “L’adoption réussie d’un chien en refuge”

  1. Excellent article qui casse les préjugés sur le chien de refuge, en ce qui concerne le choix il est important de le sélectionner aussi en fonction de son profil, âge du chien / âge de l’adoptant, type de chien / type d’activité pratiquée, gabarit du chien / forme physique de l’adoptant… Le duo doit en effet être compatible pour être durable même si des exceptions sont possibles…
    Je confirme également que l’accompagnement d’un éducateur/comportementaliste est une bonne chose, en collaboration avec l’équipe du refuge il est toujours bon d’avoir l’avis d’un spécialiste.

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